Psychologue clinicien : de la fac à la vie active



Pour un futur étudiant, il peut être important de se renseigner sur les éventuelles difficultés du milieu de l'emploi en psychologie clinique. Le psychologue clinicien sera en effet confronté, au commencement de sa vie active, à des débouchés d'une variabilité importante, demandant de bonnes capacités d'adaptation. Il ne pourra pas toujours intégrer une structure publique, ni forcément n'en aura l'intérêt. Il n'est même pas possible pour tous les psychologues cliniciens, d'obtenir aisément un travail à plein temps...

Débouchés et créneaux professionnels théoriques à la sortie de l’université

Menées à terme, les études en psychologie clinique aboutissent donc à l’obtention du titre de psychologue clinicien (rappelons ici que de nombreux pays n’offrent pas cette possibilité directement : par exemple, en Angleterre, le diplôme permet à l’étudiant de suivre un stage d’un an avant lequel il ne peut prétendre au titre de psychologue). De nombreux organismes sont susceptibles d’accueillir le nouveau diplômé, parmis lesquels les principaux sont :

1 – les Organismes de formation (Ecole d'infirmières - Foyer d'éducateurs - Formation professionnelle pour adultes - Conseiller Information Orientation).
2 – les Etablissements pour enfants - IMPRO - Centre Hospitalier - IMP : halte garderie - Maison d'accueil - lieu de parentalité ..
3 – les Organismes pour adultes - CHS - CHU - Associations spécialisées - SMPR.
4 – la Municipalité - les service de soins à domicile - les sociétés privées de recherche.

De la fac à la vie active

Le flux annuel des étudiants formés à l'Université munis du titre de psychologue est d'environ 2500. Il y a en moyenne 45000 étudiants de psychologie dans les Universités. Le taux d'échec est élevé, la sélection aux portes du mastère 2 est devenue draconienne. Les études sont longues. Il n'y a pas de raccourci pour devenir psychologue, l’obtention du diplôme est obligatoire, et il faut pour cela, non seulement avoir un bon dossier, mais aussi une expérience de terrain solide. Un étudiant qui arrête avant l'obtention de son diplôme aura beaucoup de mal à aire valoriser sa formation...

Paradoxalement, cette formation qui devrait être dissuasive pour les jeunes en formation initiale attire toujours un effectif stable en première année à l'Université. Qui plus est, le nombre d’étudiants en psychologie se lançant dans le secteur clinique avoisine les 70 % malgré le nombre restreint de places.

Par ailleurs, la garantie d'emploi associée à la possession du titre n'est pas assurée. Bien souvent, les perspectives sont des vacations, des emplois partiels et des contrats à durée déterminée. Les recrutements sur emplois stables sont numériquement peu nombreux. En effet, une enquête du CEREQ effectuée sur 10070 étudiants en 1999 a révélé que l’évolution énorme du nombre de diplômés n’affectait que peu la situation sociale future des étudiants de psychologie : au bout de trois ans, encore 15 % d’entre eux sont encore au chômage, 39 % sont en CDD (contrat à durée déterminée), et le travail à temps partiel est courant, ce qui oblige par ailleurs les psychologues à se disperser entre plusieurs employeurs, souvent pour des postes vacants de quelques heures par semaine... Il n'est donc pas rare qu'un psychologue clinicien salarié partage son activité entre 2, 3, voire 4 institutions...

Dans le pays, les organisations professionnelles estiment aux alentours de 27 000 le nombre de psychologues cliniciens en France. Soit un psychologue pour presque 2300 habitants.

5500 dans les hôpitaux publics, 1500 dans les cliniques et hôpitaux privés, 9300 dans les institutions spécialisées, 4200 dans le secteur de la petite enfance, 4000 en libéral.