Cours : premières approches du traitement du cerveau



Lorsque les scientifiques et la médecine prirent conscience de l'importance du cerveau dans diverses affections auparavant considérées comme relevant uniquement de la psychiatrie, ils ont tout naturellement cherché à résoudre les problèmes rencontrés chez des patients, non plus par le biais de la parole ou de l'emprisonnement, mais par des soins physiques apportés au malade.


Cette première période visant spécifiquement le cerveau s'est malheureusement illustrée par le tâtonnement de la recherche et les méthodes thérapeutiques considérées aujourd'hui comme non seulement peu efficaces, mais également barbares.

Ainsi, les premières approches thérapeutiques consistaient avant tout à "calmer" les patients aliénés, dément, violents, à l'aide de camisole chimiques ou physiques, ou "tout simplement" en les décérébrant en partie. Certains médecins pratiquaient la mise en coma insulinique (hypoglycémie), d'autres, s'inspirant des recherches précédentes sur le rôle de l'électricité, administraient des électrochocs de haute intensité pour "court-circuiter" le cerveau. Certains utilisèrent même la technique en référence aux conditionnement, quand d'autres semblaient administrer les électrochocs en vue de rendre le patient plus obéissants (Par exemple, Julius-Wagner Von Jauregg). Dans tous les cas, la pratique se relevait très violente et peu efficace.

L'approche neurochirugicale consistait en une lobotomie préfrontale (le phénomène a par ailleurs duré assez longtemps, notamment au USA - on se souvient par exemple, très récemment, de la réduction de peine accordée aux prisonniers acceptant de se faire lobotomiser). Celle-ci plongeait le sujet dans une apathie profonde, une totale indifférence émotionnelle. Si le patient violent l'était effectivement beaucoup moins, il avait également perdu toute personnalité, ainsi que son autonomie.

C'est pour ces raisons qu'un mouvement scientifique s'est élevé contre ces pratiques : étudiant le lobe frontal et ses fonctions, il considère la lobotomie comme une perte de personnalité et le reniement de l'humanité du patient.


De nos jours, les neurosciences se composent de plusieurs disciplines oeuvrant à des buts communs mais différant par leur approche.
  • La neuroanatomie (étude de la structure du système nerveux)
  • La neurophysiologie (mesure de potentiels évoqués, des sensations...)
  • La neurochimie, en lien avec la pharmacologie (chimie du cerveau, neuromédiateurs, évolution de ceux-ci...)
  • La neuropsychologie (étude des grandes fonctions cognitives et mise en correspondance avec le substrat cérébral)
  • La psychologie (étude de l'esprit sous l'angle de la personnalité ou des interactions)
  • La neurologie du développement (aspects développementaux de l'organe cérébral)
  • Les sciences cognitives (philosophie de l'esprit, mathématiques, intelligence artificielle...)