Psychologie amusante : est-ce bien sérieux?



Si vous en doutiez, sachez que l'humour et l'insolite peuvent s'inviter dans la recherche en psychologie - et le font effectivement. Petits retours sur certaines recherches qui ne lassent point de nous amuser.


Issu de 10 expériences insolites de psychologie.

Bon Dieu de Mille Sabords de Tonnerre de Brest!

Il est des évènements dans la vie qui commandent une réaction immédiate : se cogner le petit orteil contre le pied du lit, heurter malencontreusement le coude et ressentir ce fabuleux choc électrique vous parcourir le bras, se couper le doigt en manipulant une mesquine et coupante feuille de papier. Et notre première réaction en tel cas, tient souvent en un ou quelques mots qu'il nous serait intolérable de répéter ici - mais dont vous saisissez sûrement la teneur. 

Une question demeure : quand on est soudain assailli par une douleur fulgurante, à quoi cela peut-il bien servir de jurer? Une fois encore, la psychologie apporte la réponse à une question existentielle : lors d'une expérimentation, des chercheurs infligeaient une légère douleur à des sujets à qui l'ont avait expressément commandé, dès le ressenti de la douleur, soit de pousser un juron, soit de ne dire qu'un mot tout à fait neutre. Or, il s'avère que les personnes qui jurent après s'être fait mal ressentent moins la douleur que les personnes qui ne le font pas. Captain Haddock avait bel et bien une qualité dans son défaut!

Pub med - Swearing as a response to pain.


Le Radar Gay en phase lunaire

Vous le saviez peut être déjà, lorsqu'il s'agit de deviner l'orientation sexuelle des mâles, ces dames se débrouillent bien mieux que leur homologues masculins, qui n'y voient goutte. Cela viendrait d'une nécessité évolutionniste : en période ovulatoire, mieux vaut s'affairer vers un intéressé potentiel, plutôt qu'un indifférent désespérant. Et la recherche le montre : plus les femmes sont proches de l'ovulation dans le mois, meilleures elles sont dans la détection de l'orientation sexuelle d'un mâle (hétéro vs homo). Le Radar Gay de ces demoiselles fonctionnerait-il à l’œstrogène?



Plus il y'a de verres, plus la demoiselle est jolie!

Par amusement ou sérieusement, nous autres mâles, aimons rire en nous disant que la beauté d'une damoiselle dépend du taux d'alcool dans le sang. Une bien belle assertion qui hérisserait les cheveux des dites demoiselles, mais arrache à ces mâles un ptit sourire ou un souvenir juteux. Cela reste néanmoins une blague... ou pas! Car c'est bien ce qu'explique une recherche qui en fera bondir certaines et certains hors de leur siège : l'alcool (et surtout sa consommation) entraîne une modification de la perception des visages. Plus on a bu, moins on est réceptif à l'asymétrie d'un visage.

Or, la symétrie d'un visage est, plusieurs recherches l'ont déjà démontré auparavant, l'un des principaux critères par lesquels nous jugeons un visage harmonieux et attirant, tandis qu'un visage asymétrique parait en moyenne beaucoup moins mignon. Autrement dit, plus on a bu, plus on a de chances de finir par trouver attirant un visage que, sobre, nous jugerions peu attractif. D'où la version galante de la citation Coluchienne

"Si Dieu a inventé l'alcool, c'est pour que les femmes (ou hommes - ne soyons pas sexistes) moches puissent faire l'amour".